Un ABC de
la barbarie, Jacques-Henri Michot
Dès que j'ai ouvert "Un
ABC de la barbarie" de Jacques-Henri Michot, le livre
s'est imposé à moi comme une partition. J'ai
vraiment eu le sentiment que le livre me dictait d'en faire
un opéra parlé, qu'il était à
haute voix, très concrètement polyphonique...
Alors, je n'aurais pu faire "Le Déchante-Merdier"
si Al Dante n'avait pas, dès 1999, publié ce
livre, comme je n'aurais pas pu lire "Chambre à
roman fusible" de Beck et "Oui" de Tarkos,
dans les mois précédents. Et s'il y a bien eu
des livres importants ces dernières années...
David Christoffel
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Le temps n’est
pas à la nostalgie
Le temps n’est pas à
la nostalgie. Al Dante existe et existera. Après, il
y a le monde et ses cycles. Répit/crise/répit/crise…
L’argent, comme un fleuve coulant toujours dans le même
sens et dont l’absence assèche un peu, ralentit.
Mais ne tue pas. Al Dante existe et existera. Parce qu’Al
Dante est la création vive, l’insoumission, l’indocilité,
la vie. Je me souviens avoir lu le manuscrit de Peuplements
de Daniel Foucard chez Christophe Hanna (l’auteur des
géniaux Petits poèmes en prose), à Publier
(ça ne s’invente pas, c’est en Haute-Savoie)
et le choc enthousiaste qui s’en suivit. Au même
moment, du dialogue intense de Jacques-Henri Michot et de
Laurent Cauwet autour de l’ABC de la barbarie. Je me
souviens de la maquette (carrée) des Carrés
de Christophe Tarkos. Je me souviens de Banliwood de Cyril
Morvan. Je me souviens d’avoir entendu Derviche Le Robert
de Bernard Heidsieck sur Revox – veinarde ! Je me souviens
de la création de la collection &, tentant de donner
des outils pour penser les nouvelles écritures :
Gertrude Stein par Pierre Courtaud
Les Notes Convergentes de Bernard Heidsieck
Poésie action directe de Christophe Hanna
Doc(k)s mode d’emploi de Philippe Castellin
Trois essais sur la poésie littérale de Jean-Pierre
Bobillot
L’Acte pour l’art d’Arnaud Labelle-Rojoux
La Lignée oubliée, puis Marcel Duchamp : sa
vie, même de Marc Partouche
Je me souviens de lectures, performances,
salons… de ce qui s’est créé d’essentiel
à ce moment-là. Et surtout je me souviens que
mon premier livre s’appelle Éros Peccadille (Al
Dante, 2002) et mon second Je ne sais rien d’un homme
quand je sais qu’il s’appelle Jacques (Al Dante,
2004). C’est écrit. Et ça continue.
Laure
Limongi
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Derviche/Le
Robert, La poinçonneuse, Bernard Heidsieck
Hier, je suis allée à
la FNAC des Halles, parce que je savais que je pourrais trouver
des exemplaires des livres de Bernard Heidsieck aux Editions
Al Dante. J’ai acheté deux livres du coup : “La
poinçonneuse” et “Derviche/Le Robert”
avec des CDs. C’est pas que j’ai tellement d’argent
en ce moment, mais j’apprécie énormément
le travail de ce poète, dont j’ai eu l’occasion
d’entendre certaines des lectures. De plus, le travail
d’éditions d’Al Dante est vraiment exellent
également. Leurs difficultés économiques
actuelles m’attristent beaucoup. Ils permettent de découvrir
des formes de littératures peu visibles ailleurs, rares
et souvent pertinentes quant aux regards qu’elles portent
sur le monde comtemporain. La poésie est un reflet
de notre époque, de notre actualité, de notre
condition humaine, bien plus à mon sens que les arts
plastiques (du moins les plus en vogue, je ne parle pas de
tous). Pourquoi? Probablement parce que les enjeux économiques
ne sont pas les mêmes… Peut-être également
est-ce une sensibilité personnelle particulière,
qui me porte plus volontiers vers ce type de travail (le travail
du langage, des mots, de leurs sonorités)… Je
ne sais pas… J’aime également les travaux
qui mettent en jeu les technologies numériques. Ce
sont les deux domaines essentiellement où j’aime
évoluer. Ce sont les deux domaines qui nous parlent
vraiment de ce que nous
sommes, ici et maintenant, du moins qui tentent de le faire…
Le
texte en entier
J'espère surtout que d'autres
éditeurs prendront la relève!
Merci
Pascale Gustin
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elo,
voilà,
j'ai rencontré Julien, à Ventabren puis à
Marseille pour parler, parler, parler de revues poé_tic,
poé_tac et électro_niques.
C'est là que j'ai pris connaissance du dépôt
de bilan de "AL Dante". C'est à ce moment
là que la déception commence. Je sais qu'à
un moment nous aurons besoin de papier. Pour la mémoire,
parce qu'il faudra oublier, parce que la mémoire
électro_nique est une mémoire d'une mémoire
et que nous continuons d'oublier l'essentiel. Je ne sais
pas si cela correspond à votre attente.
Mais à part Al dante, j'ai oublié ce que vous
demandiez...
Xavier Leton
http://criticast.net/index.php?cat=confettis.org
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Je me retourne
sur deux ans d'ateliers d'écriture sur MARELLE :
Zone d'Activité Poétique et je fais le bilan
: 11 livres des éditions Al Dante, et quels livres
!... Tu trouveras ci-dessous les titres et les liens vers
les ateliers où je présente ces ouvrages,
leurs auteurs, avec des extraits, une présentation,
de nombreux liens et parfois même des lecture ou mise
en sons. 11, c'est finalement assez peu, mais ce sont des
livres qui comptent.
-
Anne-James Chaton, Événements 99, Al Dante,
2003
-
Christophe Tarkos, Ma langue (I. Carrés), Al Dante,
collection Niok, 2000
-
Jacques-Henri Michot, Un ABC de la barbarie, Al Dante, 1999.
-
Bernard Heidsieck, Le carrefour de la chaussee d'Antin,
Al Dante, Collection Niok, 2002.
-
Pas Billy the Kid, Julien d'Abrigeon, Al Dante, Collection
Niok, 2005.
-
Laure Limongi, Je ne sais rien d'un homme quand je sais
qu'il s'appelle Jacques, Al Dante, 2004.
-
Christophe Fiat, New York 2001 : poésie au galop,
Al Dante, 2002.
-
Raymond Federman, Mon corps en neuf parties, al dante, 2004.
-
Vannina Maestri, Mobiles, Al Dante, 2005.
-
Patrick Beurard-Valdoye, L'Europe en capsaille, Al Dante,
2006.
-
Jérôme Bertin, Round 99, Al Dante, 2005.
Pierre Ménard
http://www.liminaire.fr
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Jacques-Henri
Michot
«
Pieds et poings liés
Pignons sur rue
Pilonnages
Pilules plutôt dues à avaler
Pincées d’humour
Reprendre joyeusement l’affreux harnais écrit
monsieur Songe. Et puis
il biffe l’affreux. Et puis il biffe harnais ? Reste
reprendre joyeusement.
Il pose la plume et dit reprendre joyeusement quoi ? (…)
(Robert Pinget, Le harnais) »
Un court extrait de la lettre P d’ Un ABC de la barbarie
de Jacques-Henri Michot, paru aux éditions Al Dante
en 1998.
Un ABC. Un livre de listes. Un livre qui, part sa structure
tripartite, met en question la langue, la littérature,
la figure de l’auteur.
1) la collection d’expressions du discours médiatique/barbare
2) Les « entailles » faites à ce monde
barbare par une collection de noms d’auteurs, d’œuvres,
de citations, d’illustrations, essentiellement tirées
d’aventures artistiques. 3) Les notes qui commentent
l’établissement du texte, fiction qui passe en
contrebande.
Un ABC. Un livre politique. Un livre de poésie visuelle.
En temps barbare, un livre d’amour et d’amitiés.
Un possible livre-manifeste de cette maison d’éditions.
Oui. Reprendre joyeusement quoi.
P.S. : une fois rencontré, Jacques-Henri Michot rajoute,
de sa main, sur mon exemplaire, une autre citation (5/11/02)
« Terre ingrate mais pas totalement ».
Pierre Hild
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Eros
peccadille, Laure Limongi
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Lucille
Calmel |
Al Dante, c'est l'éditeur qui a enfin fait exister
en France l'oeuvre de Raymond Federman. Tenir enfin en main,
relus et revus par l'auteur, Amer Eldorado et Quitte ou Double,
deux livres magnifiques et drôles sur la conquête
de l'Amérique et la conquête de l'écriture...
Al Dante, c'est l'éditeur qui a édité
et réédité (et comment ! en couleurs
! avec soin ! avec cds !) Bernard Heidsieck, qui a presque
tout inventé de la poésie d'aujourd'hui.
Nathalie Quintane
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Ce fut une
décennie faste,
|
|
Julien
Blaine |
Je n'aimerais pas être obligé de dire, quelles
que soient les circonstances, que "c'est une chance"
de pouvoir lire grâce à un éditeur des
livres énergisants, en général. Alors
plus particulièrement j'ai en tête un livre assez
récent, Destroy, d'Isabella Santacroce, connu grâce
à sa traductrice, à Marseille. C'est bête
à dire, mais de la voir heureuse et énergisée
de plus belle dans sa vie après la publication de sa
traduction, ça peut compter autant que de découvrir
un auteur dont l'accès aurait probablement été
impossible en français sans la petite folie sérieuse
d'un éditeur, al dante en l'occurrence. Voilà.
Comme quoi un livre peut compter dans plein de petits sens,
et pas seulement au sens du porte-monnaie."
Samuel Rochery
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Qui donc aurait eu l'audace d'éditer un livre tel que
"un abc de la barbarie" de Jacques Henri Michot,
livre d'une singularité littéraire rare, là
où le formatage industriel du libéralisme éditorial
empêche tout dé-bordement. Car il s'agit bien
ici d'un livre du dé-bord, de la frange, un livre à
la limite du livre, c'est à dire du lisible.
Thierry
Rat
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Pas Billy the kid, Julien d'Abrigeon | La sagesse des sorcières,
John Giorno
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Roger
Lahu
Revue LIQUEUR 44 Numero 81 –
printemps 2006
Revue LIQUEUR 44 – numero 82 hiver 2005 |
CONTRAINTE/
- Choisissez
un livre chez Al dante que vous avez lu et aimé (ou
qui vous a marqué). Un ou plusieurs.
- Envoyez-moi par mail, en quelques lignes votre "rencontre"
avec ce livre.
...
Réciter TOUT le catalogue d'AL DANTE,
dévoré lu les yeux mi-clos, appris par cœur
& approuvé,
comme on égrène un chapelet dans une Auberge
de Jeunesse
lorsque l'on &st un jeune poète, ou,
arrivé au sommet de son art...
(QUE DIS/JE ???), au zénith de sa vie,
... ben au sommet du Mont Athos,
par exemple ???
...
???
...
Embarras du choix ne nuit pas,
mais, personnellement,
j'avais adoré le livre de JULIEN
D'ABRIGEON,
"Pas billy the kid"
(... que j'ai lu, relu, & offert plusieurs fois,
mais, soyons quand même honnête un très
court instant,
jamais plusieurs fois à la fois à la même
personne à la fois !)
A&dman
|
Pas
Billy the kid, Julien d'Abrigeon | Beat generation, une
anthologie, Gérard-Georges Lemaire
|
|
Alain
Helissen
Paru in Diérèse N°28,
janvier 2005
Paru in Le Mensuel littéraire et poétique N°331
; mai 2005 |
On croit que c'est une provocation. On croit que c'est une
provocation. Clic. On croit que c'est une provocation. On
croit que c'est une provocation On croit que c'est une provocation.
Clac. On croit que c'est une provocation. On croit que c'est
une provocation. On croit que c'est une provocation.Clic
et clac. NON : "La poésie écrite n'a
plus lieu d'être." "C'est une préface,
triface, biopsie 10, première face..." Bernard
Heidsieck Couper n'est pas jouer.
Nicolas
Giral
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Pennequin est un sac. Pourquoi
est-il un sac ? Il est un sac à mots qui se jette
lui-même en tant que sac devant toi. Pennequin est
un corps sans organes, il est un grand organe polyvalent,
poly tout ce que tu veux : Artaud et Deleuze souhaitaient
ça, un CsO, Pennequin l’accomplit ; son corps
est sa langue est sa bite est sa rate est son anus est sa
bouche est ses yeux : oui tout cela est monomaniaque, mais
reproche-t-on aux organismes monocellulaires d’être
monomaniaques ? Pennequin est un sac, un œil, une gourde,
il est tout ce que tu veux, un gourdin, c’est un barbapapa
Pennequin. Chez lui le souhait de Nancy également
est réalisé, il est complètement «
toucher », rien d’autre que ce sens-là
du sens, le cerveau se touche et touche au corps qui se
touche et se touche en bite en anus et en tout ce qu’on
voudra. Quelle est cette chose nommée Pennequin qui
se ballote de gauche à droite dans la marée,
brutal comme une méduse ? C’est un sac, un
œuf, une couille, de la peau avec du sperme à
l’intérieur, un pot avec du caca, de la bouche,
un plat de cervelle qui tombe flops devant tes pieds avec
son poids si précis et si particulier que tu te dis
: mais ce tas est un tas intelligent. Pennequin n’est
pas intelligent, il est un sac intelligent – Pennequin
est l’intelligence devenue sac. Il est un grand sac,
dont le poids est en lui-même intelligent : ce n’est
pas le contenu du sac-Pennequin qui est intelligent, c’est
le poids du sac-Pennequin qui est intelligent. On ne sait
rien faire avec le sac-Pennequin, on ne sait pas l’utiliser,
on ne sait pas le déplacer, il est là, le
sac-Pennequin, il est là et il se contente de ça
: d’être intelligent. Il ne déborde pas
vraiment, il ne t’envahit pas, et quand tu veux le
toucher, ce sac, quand tu t’approches, tu t’approches
tu t’approches, et puis il n’y a plus de sac
: quand tu t’approches du sac-Pennequin il n’y
a plus de sac-Pennequin, tu te retrouves avec un ami qui
te regarde, qui s’intéresse à t’observer,
à regarder comment tu fais, s’inquiète
de toi, te parle de choses. Pennequin est un sac qui sait
qu’il n’est pas un sac, c’est un sac intelligent,
il ne se contente pas d’être un sac, il n’est
jamais vraiment un sac : Charles Pennequin est très
intelligent, il a un nom et un prénom, un Charles
et un Pennequin. Et ça, c’est très drôle.
C’est à pisser de rire, tu pisses de rire quand
tu penses à ça, et lui, Charles Pennequin,
il pisse avec toi, il pisse de rire avec toi. Il a l’œil
du foutre ; l’œil en foutre, ça me fait
rire : un œil en foutre, une bite en œuf, une
tête en cul, mais le tout est la partie, sauf qu’il
n’y a plus de tout ni de partie : Charles Pennequin
est un œuf-bite-tête-couille-cerveau. Je ne me
moque pas de Charles Pennequin, je suis son ami.
Antoine
Boute
Paru in Fusées
|
round
99 @ Al Dante...................................................................
Jérôme Bertin
... ( * qu'en équilibre
dans l'eau il plongeât des neuf dixièmes, et
qu'il émergeât d'un dixième seulement.
Par conséquent, il ne devait déplacer dans
ces conditions que les neuf dixièmes de son volume,
soit treize cent cinquante-six mètres cubes et quarante-huit
centièmes, c'est-à-dire ne peser que ce même
nombre de tonneaux
... ( * hè hè hè_hè hè
hè hè hè_hè hè hè
hè hè hè hè hè hè
hè hè hè !
Rachel
Defay-Liautard
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Mossa,
de Patrick Beurard-Valdoye (Al
Dante, 2002)
Un instant avant de plonger dans le livre, ses 600 pages,
devant la cheminée à Lautreville. Ah l’étourdi
! Ça flambe, regarde !
En exergue, « Je dis aux souvenirs des autres : devenez
miens », Avrom Sutzkever échappé (?)
du ghetto : avant même de lire, on devine la couleur.
Tourne la page, quelques lignes encore : « la fluidité
azurée le bleu ou plutôt l’idée
du bleu tel qu’on se l’imagine d’ici ».
La couleur, c’est le noir, bien sûr. Dominante,
rebelle.
« Je dis… » Les mots d’un fleuve
à ses affluents.
Car Mossa, la Meuse tout son long.
Des sources au delta. (N.B. Le delta des mathématiques,
des sciences expérimentales : le signe de la variation.)
Et les pertes de la Meuse (géol.) : au kilomètre
tant, le fleuve fout le camp, disparaît dans le sol
– pour mieux plus loin réapparaître !
Qui perd le fil bien ailleurs le retrouve. J’avais
écrit un texte, Le géographe est ailleurs.
N’avais encore lu Beurard-V., et le propos était
autre, mais ce titre : tenté de l’appliquer
à B.-Valdoye. Le poète est ailleurs ?
Quelques bornes malgré tout. Comme des îles
flottantes.
Le prisonnier. Mettre les bouts.
L’archiviste. Pour inventer des…
Les dates. Avant et après.
Les lieux. Ailleurs.
Le héron. Arête en travers de la gorge.
Les traces. Enfin !
Les noms. Tatoués à vif, à la louche.
Se chamaillent ? Tire un néologisme de ta musette.
La guerre. Cf. Ida exilée – Berlin-Paris au
printemps 1933 – qui comprend : ah oui, la «
victoire de Sedan » c’est la « défaite
de Sedan » !
Le poète. Et quand il traîne ses godasses le
pied aérien et la gadoue c’est la prose qui
vient.
Les eaux. Hydrographe cubiste.
Des rives. Dérive.
L’épuisette. Tu la tiens ta planète
?
La langue ? Gratte bien dessus.
L’errance ? Pour ne pas perdre le Nord.
Récit – désiré.
Chroniqueur – anachronique.
Longueur… : longue haleine.
Les Bucoliques ? En écoutant la Symphonie n°
4, « La Tragique ».
Je reprends mon souffle, je vais chercher du bois.
Daniel Pozner
Novembre 2006
Ah oui, Al Dante !
Première rencontre avec Laurent Cauwet. Quelque
chose comme deux heures du matin. En chemin pour Gizia,
enterrer tôt le lendemain l’ami Pierre, suicidé
en Guyane. Station-service d’autoroute en buvant un
café. Les lieux de la poésie ? Avec son café.
Cette tête me dit. Quelque chose. Pas reconnu (re,
car déjà aperçu, tout de même,
quelque salon des livres ou lecture, sans doute, les premières
rencontres en sont-elles jamais ?), pas reconnu avant d’avoir
repris la route. Ah oui, Al Dante !
Il était – « ’ce pas ? »
– des époques où l’on brûlait
les livres par peur, d’un geste de tortionnaire, d’autres
où c’était à cause du froid par
temps de guerre civile. Aujourd’hui va-t-on se contenter
de ne plus les imprimer ?
Bref. Allons-y !
Des autoroutes, des guyanes, des étagères
encore à construire, du café.
Daniel Pozner
Novembre 2006
|
L'Enfer, par Stéphane Bérard,
tel que je l'ai compris et aimé:
"Sheila Pollack a décidé d’avoir
son enfant seule. Et ce n’est pas parce qu’elle
a passé une inoubliable nuit d’amour avec le
séduisant Slade Garrett qu’elle lui doit la
vérité ! De toute façon, depuis neuf
mois, il est introuvable. Enfin… elle n’a pas
vraiment cherché à le revoir. Aussi qu’elle
n’est pas sa surprise de le voir réapparaitre
dans sa vie alors qu’elle est sur le point d’accoucher
! En moins d’une heure, elle lui apprend qu’il
va être père … et se voit proposer le
mariage ! Dans la folie du moment, Sheila accepte…
et se demande aussitôt si elle ne vient pas de commettre
la plus grosse bêtise de toute son existence."
Gilles Toog
...
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